
Tsai Ming-Liang: ‘Walker’
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Walker es una instalación compuesta por tres piezas audiovisuales concebida específicamente para Tabakalera por el aclamado cineasta taiwanés Tsai Ming-Liang (Sarawak, Malasia, 1957). El origen del proyecto se remonta a 2011, cuando el director colaboró con el actor Lee Kang-Sheng en la obra teatral Only You. Fascinado por una secuencia en la que el actor caminaba con extrema lentitud, Tsai decidió trasladar ese ritmo corporal a la pantalla, convirtiendo el cuerpo en un observador que recorre distintos lugares del mundo.
Para el cineasta, esta búsqueda de la lentitud conecta con la figura del monje chino Xuanzang, quien durante la dinastía Tang (entre los siglos VII y X), época considerada como la Edad de Oro de la civilización china, recorrió miles de kilómetros hasta la India en busca de escrituras budistas. Lee Kang-Sheng encarna una versión contemporánea de este monje: cabeza rapada, pies descalzos y túnica roja, el personaje camina a través del paisaje urbano en un ejercicio de introspección radical.
Desde 2012, la serie Walker ha crecido hasta sumar doce obras filmadas en diez ciudades —entre ellas, Taipéi, Hong Kong, Marsella, Tokio, París, Washington D. C. y San Sebastián—. Dust, la última filmación de la serie, realizada en San Sebastián durante el verano de 2025 con la colaboración de Tabakalera, se presenta en la sección Zabaltegi-Tabakalera del Festival de San Sebastián 2026. Este conjunto de filmaciones constituye, en definitiva, un viaje inacabable; un proceso de observación profunda que devuelve al mundo el valor perdido de la calma.
A través de las tres piezas de esta serie seleccionadas para para su exhibición en sala —No Form (2012), Walker (2012) y Journey to the West (2014)—, Tsai Ming-Liang nos invita a recorrer las calles de Hong Kong, Taipéi y Marsella desde una mirada contenida. Al hacer de la lentitud una virtud, el cineasta nos revela una manera distinta de afrontar la vida y de observar el entorno.
Este proyecto se enmarca en la línea expositiva de Tabakalera dedicada a explorar la intersección entre el arte contemporáneo y el cine.
Walker est une installation composée de trois œuvres audiovisuelles, spécialement conçue pour Tabakalera par le célèbre cinéaste taïwanais Tsai Ming-Liang (Sarawak, Malaisie, 1957). L’origine du projet remonte à 2011, lorsque le réalisateur a collaboré avec l’acteur Lee Kang-Sheng sur la pièce de théâtre Only You. Fasciné par une séquence dans laquelle l’acteur marchait avec une extrême lenteur, Tsai a décidé de transposer ce rythme corporel à l’écran, transformant le corps en un observateur qui parcourt différents endroits du monde.
Pour le cinéaste, cette quête de la lenteur fait écho à la figure du moine chinois Xuanzang qui, sous la dynastie Tang (entre le VIIe et le Xe siècle), époque considérée comme l’âge d’or de la civilisation chinoise, parcourut des milliers de kilomètres jusqu’en Inde à la recherche d’écrits bouddhistes. Lee Kang-Sheng incarne une version contemporaine de ce moine : le crâne rasé, les pieds nus et vêtu d’une tunique rouge, le personnage arpente le paysage urbain dans un exercice d’introspection radicale.
Depuis 2012, la série Walker s’est enrichie de douze films tournés dans dix villes, parmi lesquelles Taipei, Hong Kong, Marseille, Tokyo, Paris, Washington D.C. et Saint-Sébastien. Dust, le dernier film de la série, réalisé à Saint-Sébastien durant l’été 2025 en collaboration avec Tabakalera, est présenté dans la section Zabaltegi-Tabakalera du Festival de Saint-Sébastien 2026. Cet ensemble de films constitue, en définitive, un voyage sans fin ; un processus d’observation profonde qui redonne au monde la valeur perdue du calme.
À travers les trois œuvres de cette série sélectionnées pour une projection en salle — No Form (2012), Walker (2012) et Journey to the West (2014) —, Tsai Ming-Liang nous invite à parcourir les rues de Hong Kong, Taipei et Marseille avec un regard serein. En faisant de la lenteur une vertu, le cinéaste nous révèle une manière différente d’aborder la vie et d’observer le monde qui nous entoure.
Ce projet s’inscrit dans la ligne éditoriale de Tabakalera consacrée à l’exploration des liens entre l’art contemporain et le cinéma.