
Orchestre + chœur «Luis Mariano» : Le Barbier de Séville
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Il y a des opéras qui font toujours leur effet. Peu importe quand, où ou à qui on les présente. Le Barbier de Séville en fait partie. Une véritable machine à divertir, signée Gioachino Rossini, qui, depuis sa création en 1816, n’a cessé de conquérir les scènes et les publics du monde entier.
Inspiré de la comédie de Beaumarchais, cet opéra bouffe nous présente l’un des personnages les plus charismatiques de toute l’histoire de l’opéra : Figaro. Barbier, homme à tout faire, spécialiste des problèmes des autres et auteur de certaines des pages les plus connues (et fredonnées) du répertoire lyrique. Autour de lui, une histoire d’amour, de déguisements, de tromperies, de jalousies et de situations absurdes qui s’enchaînent à un rythme endiablé.
La musique de Rossini est un pur concentré d’ingéniosité. Des mélodies entraînantes, des crescendos caractéristiques, une écriture vocale virtuose et un orchestre qui ne se contente pas d’accompagner : il commente, provoque et rit avec les personnages. Tout est au service du théâtre, de l’humour et du plaisir. Ici, pas de place pour l’ennui ; quand on croit que les choses se calment… Rossini met les gaz.
Le Barbier de Séville est, en outre, un opéra parfait tant pour les mélomanes que pour ceux qui abordent le genre pour la première fois. Il est drôle, vif, direct et extrêmement actuel dans sa manière de dépeindre les relations humaines, le pouvoir de l’argent, la ruse face à l’autorité et le chaos que provoque l’amour lorsqu’il fait irruption sans prévenir.
Les 9 et 10 mai, ce joyau du bel canto sera à l’affiche du Centre culturel Amaia, avec deux représentations idéales pour se laisser emporter par l’un des opéras les plus appréciés et les plus joués de tous les temps. Deux occasions de rire, de s’amuser et de quitter le théâtre avec le sourire (et sans doute en fredonnant « Largo al factotum »).